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Accueil » Économie et développement » Gaz naturel en Afrique : Opportunités et défis énergétiques

Gaz naturel en Afrique : Opportunités et défis énergétiques

TchadPresseBy TchadPresse27 novembre 2025Updated:17 janvier 2026Aucun commentaire7 Mins Read
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Gas for Africa 2025/image d'illustration
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Par Ali, Section Economie

L’Afrique est à un moment charnière de son histoire énergétique. Alors que le continent détient de vastes réserves prouvées de gaz naturel, représentant plus de 8 % des réserves mondiales, sa production ne s’élève qu’à 6 % de la production globale. Pire, malgré cette richesse en ressources, l’offre totale d’énergie par habitant en Afrique stagne depuis environ quatre décennies. Ce déséquilibre entre la richesse des ressources et leur sous-utilisation domestique souligne un défi central : l’Afrique n’a pas encore pleinement exploité le gaz comme un moteur stratégique de croissance économique, d’industrialisation et de développement humain.

Le rapport Gas for Africa 2025 (Gaz pour l’Afrique 2025), préparé par Hawilti Ltd et l’Union Internationale du Gaz (IGU), met en lumière cette réalité, offrant à la fois un bilan critique et une feuille de route claire pour que le gaz passe du stade de simple potentiel à celui de performance économique.

Le déficit énergétique structurel et l’opportunité industrielle

Le défi africain va bien au-delà de l’électrification des ménages. Les industries, les systèmes de transport et les infrastructures numériques souffrent de systèmes énergétiques sous-alimentés et peu fiables. La consommation d’électricité par habitant en Afrique a même diminué au cours des vingt dernières années. Pour combler ce déficit structurel, l’Afrique doit adopter une approche globale qui donne la priorité à l’utilisation productive de l’énergie pour alimenter la croissance économique et la transformation industrielle.

Le gaz naturel est idéalement positionné pour répondre à la fois aux besoins de base et aux exigences industrielles, offrant une source d’énergie pragmatique et évolutive, allant de la stabilité du réseau électrique à la chaleur industrielle et au carburant de processus. Pourtant, l’Afrique fait figure d’exception mondiale : la demande de gaz y est fortement concentrée dans le secteur de l’électricité. Contrairement à d’autres régions, le potentiel du gaz en tant que catalyseur de l’industrie, des transports, de l’agriculture (via la production d’engrais) et des solutions de cuisson modernes (GPL) reste largement sous-exploité.

Pour des pays en pleine industrialisation, l’utilisation du gaz comme matière première pour les engrais (urée) est une opportunité immédiate à fort impact. La production locale d’urée, un engrais azoté crucial, permettrait de réduire la dépendance aux importations volatiles et de renforcer la sécurité alimentaire. Le Nigéria et l’Égypte ont déjà bâti des écosystèmes industriels gaziers intégrés, servant de modèles pour des pays comme l’Angola, le Sénégal ou, potentiellement, l’Éthiopie.

Le défi de l’infrastructure et du gaz flambé

L’absence d’infrastructures de transport et de distribution est le principal goulot d’étranglement, empêchant le gaz d’atteindre les centres de demande clés en Afrique subsaharienne. La maturité des réseaux de gazoducs en Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Tunisie), qui desservent des millions de ménages et d’industriels, contraste fortement avec la situation au sud du Sahara.

Pour les pays pétroliers, y compris ceux d’Afrique Centrale (comme le Tchad), le problème est aggravé par un taux persistant et élevé de flambage (flaring) du gaz associé. L’Afrique est l’un des plus grands contributeurs au flambage mondial, et ce gaspillage représente une perte économique annuelle estimée entre 5,7 milliards et 12,6 milliards de dollars américains, selon le prix de référence du gaz. Pour des pays comme le Tchad, la République du Congo et le Gabon, l’intensité du flambage demeure élevée, en partie due aux difficultés d’agrégation du gaz des petits champs et au manque de marchés intérieurs développés

Pour débloquer cette valeur, des solutions modulaires et pilotées par l’infrastructure émergent. Le projet Congo LNG d’Eni, par exemple, ainsi que le projet Cap Lopez LNG de Perenco au Gabon, sont conçus pour absorber d’importants volumes de gaz associé qui étaient précédemment brûlés, le transformant en GNL et en Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL). Ce dernier point est crucial pour le Tchad et la région, car la production de GPL à partir du gaz récupéré permet de diversifier les revenus d’exportation tout en répondant aux besoins domestiques urgents en carburant de cuisson propre.

Une feuille de route à trois piliers pour l’action

Pour concrétiser cette ambition, le rapport Gas for Africa 2025 propose une action coordonnée autour de trois fronts critiques:

  • Le premier pilier, nnovation Financière et Capital Domestique, met l’accent sur la nécessité pour l’Afrique de mobiliser ses propres ressources face à la compétitivité croissante du marché mondial du capital. Les fonds de pension, les fonds souverains et les compagnies d’assurance africaines détiennent des actifs sous gestion considérables, estimés à plus de 1 170 milliards de dollars en 2025. Rediriger une partie de ce capital vers les infrastructures gazières nationales, en monnaie locale, peut atténuer les risques de change et financer des projets de taille modeste et moyenne. Par ailleurs, les marchés du carbone offrent un levier pour les projets à impact climatique, notamment la réduction du flambage et la transition vers la cuisson propre (GPL, biogaz). La monétisation des crédits carbone peut rendre les investissements dans la capture du gaz plus viables commercialement.
  • Le deuxième pilier, Infrastructure Flexible et Décentralisée, appelle à passer des grands projets d’exportation centralisés aux systèmes modulaires et flexibles qui servent l’industrie locale et les centres urbains. Il est impératif de diversifier les acheteurs en ciblant l’industrie, le transport (GNV, GNL) et les industries stratégiques (engrais) comme clients principaux, car ils offrent une demande plus stable et souvent plus solvable que les services publics d’électricité nationaux. La mise à l’échelle progressive via des solutions à petite échelle (mini-GNL, GNC) permet de pré-développer les marchés et de dérisquer la demande, servant de tremplin pour des infrastructures plus vastes, comme cela est observé au Nigeria et en Tanzanie. L’intégration régionale, par des gazoducs transfrontaliers et des corridors, crée des économies d’échelle, agrège la demande et renforce la sécurité énergétique à travers le continent.
  • Le troisième pilier, Réformes Politiques Pragmatiques, souligne qu’attirer des capitaux et accélérer les projets nécessite des cadres réglementaires stables et clairs. La modernisation des plans directeurs du gaz (PDG) doit s’aligner sur les priorités d’industrialisation et de décarbonisation, en planifiant pour une utilisation diversifiée et l’intégration future de gaz à faible teneur en carbone comme le biométhane ou l’hydrogène. L’adoption de tarifications compétitives et segmentées pour les industries stratégiques est essentielle pour ancrer les infrastructures gazières sur la demande industrielle, rendant les projets plus bancables. Enfin, les nouveaux projets doivent être conçus dès le départ pour une résilience environnementale et commerciale, notamment en éliminant le torchage de routine et en intégrant les meilleures technologies de réduction des émissions de méthane.

Ceci étant, le chemin vers la prospérité passe par l’arrêt du flambage, la construction d’infrastructures modulaires et l’alignement décisif des politiques gazières sur les besoins pressants de l’industrialisation, de la sécurité énergétique et de la santé publique.

Pour le Tchad : recommandations opérationnelles et impact attendu

En effet, à l’instar des pays comme le Tchad, l’arrêt du flambage et la valorisation du gaz associé sont des priorités opérationnelles qui peuvent rapidement générer des bénéfices économiques et sociaux. Développer des hubs de production de GPL pour la cuisson propre et des unités d’engrais à échelle adaptée renforcerait la souveraineté alimentaire tout en créant des emplois locaux. L’inscription de ces priorités dans un cadre stratégique national, tel que le PND Tchad Connexion 2030, permettra d’aligner les projets gaziers sur les objectifs nationaux d’industrialisation, d’infrastructures et d’emploi. La mobilisation de capital domestique, associée à des montages financiers innovants et à une gouvernance transparente, favorisera l’engagement du secteur privé et la durabilité des investissements.

Tout compte fait, le gaz africain est une ressource stratégique qui exige une approche pragmatique fondée sur la réduction du flambage, le développement d’infrastructures modulaires, la mobilisation du capital domestique et des réformes réglementaires robustes. Pour le Tchad, ces choix traduisent une opportunité immédiate de reconversion industrielle et de sécurisation énergétique.

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