Par la Rédaction de TchadPress.info

Face aux défis climatiques sans précédent, le Tchad prend une initiative décisive. Le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable a lancé ce 18 décembre 2025 à Klessoum un atelier stratégique pour moderniser son système national de statistiques environnementales. Soutenue par la Banque mondiale, cette démarche vise à combler un déficit critique de données fiables, essentielles pour orienter la réponse du pays à l’urgence climatique.

Un impératif stratégique face à l’Urgence Climatique

En effet, la collecte de données précises n’est plus une simple option technique, mais un pilier de la souveraineté et de l’efficacité des politiques publiques. Youssouf Ibn Ali, Coordonnateur Technique du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), a martelé ce message lors de l’ouverture de l’atelier.

« Dans un contexte où le Tchad fait face à une forte variabilité climatique, à la dégradation des ressources naturelles et à la pression croissante sur les écosystèmes, disposer de statistiques fiables, harmonisées et régulièrement mises à jour est une exigence stratégique », a-t-il affirmé.

Ces données sont indispensables pour :

  • Orienter les politiques publiques avec précision.
  • Évaluer l’impact réel des actions menées.
  • Répondre de manière cohérente aux engagements internationaux du Tchad.

L’Atelier de Klessoum : refonder la Collecte de Données

Organisé par la Direction des études et de la planification du ministère, cet atelier réunit pendant plusieurs jours des experts et cadres nationaux. L’initiative bénéficie de la collaboration technique de l’Institut National de la Statistique, des Études Économiques et Démographiques (INSEED) et du soutien financier du projet PHASAOC. L’objectif est clair : jeter les bases solides d’un système d’information environnemental moderne et performant.

Une Formation intensive en sept(07) modules

Sous la direction du consultant Béassoum Nadjiasrabaye Christian, les participants aborderont un programme dense articulé autour de sept modules clés. La formation couvrira des sujets essentiels, des cadres méthodologiques internationaux à l’application pratique des données pour l’analyse des politiques. Un accent particulier sera mis sur l’intégration de la dimension genre dans l’évaluation des impacts environnementaux.

Les trois objectifs principaux de l’atelier sont :

  1. Identifier les indicateurs clés pour un suivi précis de l’état de l’environnement tchadien.
  2. Harmoniser les référentiels et méthodologies entre le ministère et les autres institutions nationales.
  3. Renforcer les fondations techniques et humaines du futur système d’information.

En réalité, il faut noter que cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la réforme globale du Système Statistique National (SSN). Après avoir modernisé les méthodologies générales, le Tchad applique désormais cette rigueur au secteur environnemental.

À terme, le pays disposera d’un répertoire d’indicateurs harmonisés et d’un plan d’actions concret. Ces outils permettront un meilleur suivi des engagements nationaux et internationaux, notamment les Objectifs de développement durable (ODD) et le Plan National de Développement (PND).

En clôturant son discours, Youssouf Ibn Ali a appelé les participants à la « rigueur et à l’esprit d’innovation », rappelant que la qualité des données collectées aujourd’hui déterminera la pertinence des décisions pour les générations futures du Tchad.

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